120 jours avant la fin de son mandat, Christelle Morançais découvre enfin les vertus de la bio !

Dès notre arrivée aux responsabilités après les élections régionales de juin prochain, nous porterons des actions vigoureuses et très volontaristes pour soutenir dans la durée le développement de l’agriculture biologique, et notamment :

  1. Pour soutenir l’emploi agricole local, le renforcement des mesures pour favoriser la transmission, la conversion et l’installation ;
  2. Un nouvel objectif de qualité et de local dans les cantines des lycées : 50 % de bio (contre moins de 10 % aujourd’hui… alors que nous devrions déjà être proches de 20 %…) ;
  3. Un choix fort et nouveau : 100 % de viandes locales dans les cantines des lycées, avec une montée en charge des signes de qualité (dont au moins 50 % de bio à la fin du mandat).

À cause du manque d’entrain de la majorité régionale actuelle, la progression des surfaces en conversion se fait en trompe l’œil et notre Région a perdu son avance sur la bio. Ce mercredi 24 février,  la présidente du Conseil régional des Pays de la Loire Christelle Morançais annoncera (enfin !) de nouvelles mesures pour soutenir l’agriculture biologique, dont notamment le retour des aides au maintien et la valorisation des mesures agro-environnementales et climatiques grâce aux fonds européens et au plan de relance. Ces annonces apparaissent bien tardives, à 120 jours des élections, après un mandat où la majorité de Christelle Morançais n’a pas du tout été assez volontariste pour accompagner l’essor de la bio. La ficelle est un peu grosse !

Rafraichissons-lui la mémoire : il y a seulement quelques mois, la présidente du Conseil régional était en effet nettement plus critique envers la bio dans une tribune dans laquelle elle tenait des propos caricaturaux sur le choix qu’auraient les agriculteurs et agricultrices entre “être bio et perdre de l’argent” ou “être rentable et détesté”. De même, le plan bio adopté en 2018 par le Conseil régional manquait clairement d’ambition pour accompagner les mutations en cours dans le monde agricole, comme n’ont eu de cesse de le rappeler les conseillers régionaux écologistes.

Ce temps perdu va nécessiter un soutien ambitieux et des choix budgétaires forts, un défi auquel nous nous préparons déjà.

 1 : Voir la tribune “Stop à l’agri-bashing »! ” publiée le 24.10.2019 dans Ouest-France.