Notre plan « urgence jeunesses »

Ces dernières années, la Région Pays de la Loire a connu une forte croissance du nombre d’étudiantes et étudiants, de jeunes en formation et de jeunes actifs. Une dynamique à soutenir dans les années à venir. Cependant, aujourd’hui, la détresse des jeunes ligériennes et ligériens est forte.

Pour l’illustrer :

• Dans une enquête réalisée par le Comité de mobilisation de l’université, 36 % des étudiants et étudiantes du Mans affirment ne pas aller bien et souffrir de stress, d’épuisement ou d’anxiété.

• Début janvier, Lucile, une étudiante à l’UCO de Nantes adressait une lettre ouverte au Président de la République où elle soulignait l’absence de prise en considération de la situation des étudiants et étudiantes. « Nous suffoquons. Nous, étudiants, avons dû lutter, seuls, chacun de notre côté pour simplement continuer à vivre. Et pourtant, vous vous adressez rarement à nous.»

• Dans une enquête en ligne que nous avons lancée fin janvier 2021 auprès des 15-30 ans de la région, seuls 12 % des répondants déclarent avoir confiance dans l’avenir.

A cette détresse s’ajoute le sentiment de ne pas être écoutés chez de nombreux jeunes, car ils et elles seraient « non rentables ». Les nombreuses initiatives de solidarité des dernières semaines témoignent pourtant d’une jeunesse engagée, solidaire et prête à être actrice de l’avenir. Les pouvoirs publics ont donc une réponse forte à apporter à ces affirmations. Résultats d’une enquête en ligne réalisée fin janvier 2021 par l’Appel.

=> Tous ces sujets sont pour nous essentiels et n’ont jamais été aussi importants dans la période que nous traversons. C’est avec toute ces jeunesses que nous voulons écrire ce nouveau mandat pour permettre à l’ensemble des jeunes de développer tout leur potentiel pour eux-mêmes et pour garantir l’avenir et le dynamisme de notre territoire. => Nous faisons le choix de tourner nos premières propositions vers la jeunesse et d’investir pour elle et donc dans l’avenir, en prenant l’engagement de construire un plan global pour la jeunesse dès le début du mandat. Il s’agit de redonner aux jeunes des moyens d’expression et des capacités d’agir, de répondre à leur précarisation croissante, de favoriser leur accès à la formation et à l’emploi, à la santé, à une alimentation saine et de qualité, à la culture ou à la mobilité. Nous consacrerons 500 millions €1 supplémentaires à ce plan sur le mandat.

=> Les propositions à l’étude visant à intégrer ce plan seront débattues avec les acteurs concernés, en premier lieu les jeunes eux-mêmes ainsi que les organisations et réseaux d’acteurs de la jeunesse. 1 400 M€ sur la rénovation (source Cour régionale des comptes 2019), 10 M€/an de chèque “bien manger”, 1,5 M€ / an salaires, 1 M€/an d’indemnités service civique, 2,5 M€ fonds social lycéen Les difficultés liées à la crise sanitaire mettent en effet en lumière les insuffisances des politiques destinées à la jeunesse ces dernières années. A la crise universitaire qui s’est accrue ces dernières années s’ajoutent des difficultés d’accès aux formations, aux stages professionnalisants, au premier emploi, à un logement digne et même à l’alimentation (une bonne partie des nouveaux bénéficiaires de l’aide alimentaire dans notre région, à la suite du second confinement, sont des étudiants et étudiantes et des moins de 30 ans) … De plus, le mandat régional actuel a vu la mise en sommeil des instances d’expression et de participation régionales dédiées à la jeunesse.

 

NOS 36 PROPOSITIONS AU DÉBAT POUR UN PLAN «URGENCE JEUNESSES : 

Des exemples de propositions concrètes pour répondre aux urgences et redonner des perspectives à la jeunesse :

  • Un « chèque bien manger » de 50€ par mois pour lutter contre la précarité alimentaire, ciblé dans un premier temps vers les jeunes les plus précaires.
  • Des distributeurs de protections hygiéniques gratuites et écologiques dans les lycées et CFA pour lutter contre la précarité menstruelle.
  • Une accélération de la construction de logements étudiants dans les villes en tension et dans les villes moyennes qui accueilleront de nouvelles formations, en mobilisant notamment les bâtiments publics inoccupés, combinée à un déploiement plus large de chambres solidaires chez l’habitant.
  • Un soutien renforcé à l’engagement bénévole et associatif des jeunes en facilitant l’accès aux subventions publiques pour les associations de jeunesse et étudiantes et en développant les tiers-lieux pour accueillir leurs activités.
  • Un soutien à l’élargissement du RSA aux moins de 25 ans en s’associant aux autres échelons de collectivité, notamment les départements, pour contribuer au déploiement et à l’évaluation des expérimentations. Des exemples de propositions à construire avec les acteurs concernés : • Des missions de service civique par binôme en favorisant les jeunes vulnérables pour leur fournir une expérience pré-professionnelle et réaliser des actions utiles de terrain (lutte contre les discriminations et le gaspillage alimentaire dans les lycées, soutien aux aînés).
  • La création d’une task force « urgences jeunesse », instance paritaire de co-construction avec des jeunes lycéens et lycéennes, apprentis, étudiants et jeunes actifs avec pour objectif de remettre les jeunes au centre des politiques qui leur sont destinées.
  • La création de postes de médiateurs et médiatrices pour l’emploi des jeunes chargés d’animer des réseaux d’entreprises et de collectivités par bassin d’emploi, en lien avec les Missions locales, afin de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes du territoire.

>> Téléchargez notre plan « Urgence Jeunesses »