Réaménagement de Nantes-Atlantique : priorité immédiate à la protection des riverains et du climat

En dépit des incertitudes pesant sur une reprise du trafic aérien, le réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique reste d’actualité, pour un coût estimé à près de 500 millions d’euros. Les récentes annonces sur l’amélioration de sa desserte par le train à l’horizon 2030 ne doivent pas occulter la priorité à donner à la protection des riverains et du climat.

Nous demandons des améliorations concrètes dès 2021 en faveur de la sécurité et de la protection des riverains, des usagers et des professionnels :

  • Pas de vols commerciaux nocturnes entre 22h et 6h pour protéger les riverains.
  • Un Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE) ambitieux et réellement protecteur des riverains, ainsi que des aides à l’insonorisation à la hauteur des enjeux.
  • La mise en place d’un service de bus amélioré vers l’aéroport avec des fréquences régulières, un tracé fluide et un tarif raisonnable.
  • L’aménagement d’accès via les mobilités douces (pistes cyclables) à l’ensemble de la zone aéroportuaire pour les salariés et salariées de l’aéroport et des entreprises voisines demandeuses de ce type d’aménagements.
  • Un moratoire sur l’agrandissement et la hausse de fréquentation de l’aéroport en cohérence avec nos objectifs climatiques.

Franck Nicolon, tête de liste de l’Appel en Loire-Atlantique: “Le projet de réaménagement est pensable dans le cadre d’une amélioration de la sécurité et de l’évolution de l’aéroport vers un modèle économique viable, à la hauteur des enjeux écologiques de notre région, loin du simple modèle low-cost actuel. Or, les objectifs de fréquentation affichés sont démesurés avec plus de 11 millions de passagers à l’horizon 2040, alors que nous n’avons aucune visibilité pour le transport aérien à un an.”

Théo Macquart-Perraud, membre du collectif de l’appel et pilote de ligne : “Le problème, c’est l’absence de choix pour les usagers et le modèle de développement actuel de l’avion. Face au défi climatique, nous devons investir en priorité dans le développement d’alternatives à l’aérien, et notamment la relance du ferroviaire pour avoir une offre de trains de jour et de nuit de qualité et pouvoir ainsi faciliter l’abandon des vols intérieurs. La Région a ici un rôle clair à jouer!”