Un plan « urgence jeunesses » pour redonner des perspectives aux jeunes

SÉCURISER LES JEUNES FACE À LA PRÉCARITÉ

– Soutenir l’élargissement du RSA aux jeunes de 18 à 25 ans et s’associer aux autres échelons de collectivité, notamment les départements, pour contribuer au déploiement et à l’évaluation des expérimentations.

– Pour lutter contre la précarité alimentaire et garantir une alimentation équilibrée, offrir un “chèque bien manger” de 50 euros par mois ciblé dans un premier temps vers les jeunes les plus précaires.

– Lutter contre la précarité menstruelle grâce à l’installation de distributeurs de protections hygiéniques gratuites de qualité dans les lycées et CFA.

– Verser une aide à la création d’épiceries solidaires portées par des associations étudiantes.

– Créer une bourse sur critères sociaux afin de relever la bourse CROUS des plus modestes au moins au niveau du RSA.

 

CONSTRUIRE L’AVENIR AVEC LES JEUNES ET SOUTENIR LEURS INITIATIVES

– Faire évoluer l’actuel e-pass vers une “carte jeune”, support numérique de l’ensemble des aides régionales et des possibilités d’engagement pour les jeunes, disponible en plusieurs formats (notamment en application smartphone et en carte numérique), et étendre son accès jusqu’à l’âge de 25 ans (jeunes en études ou sans emploi).

– Créer une instance « urgence jeunesse», paritaire et représentative, de co-construction avec des jeunes au lycée, en apprentissage, en études et en activité.

– Favoriser l’engagement bénévole et associatif des jeunes en facilitant l’accès aux subventions publiques pour les associations de jeunes et étudiantes et en développant les tiers-lieux pour accueillir leurs activités.

 

LEUR APPORTER DES SOLUTIONS CONCRÈTES POUR LA SANTÉ, LA MOBILITÉ, LA FORMATION OU LE LOGEMENT

– Soutenir la construction massive de logements pour étudiants, apprentis et jeunes travailleurs accessibles dans les villes en tension et dans les villes moyennes qui accueilleront de nouvelles formations, en mobilisant notamment les bâtiments publics inoccupés.

– Mettre en place une tarification sociale des transports publics régionaux, à activer via la « carte jeune ».

– Soutenir et renforcer considérablement l’ouverture de formations aux emplois de la transition écologique, à tous les niveaux d’étude et de formation.

– Étendre et promouvoir un dispositif solidaire de chambres chez l’habitant à construire avec l’Union Régionale pour l’Habitat des Jeunes, notamment dans les villes en zones tendues.

Élargir l’offre de professionnels de santé accessible via la « carte jeune » (psychologue, nutritionniste, …) aux jeunes de moins de 25 ans pour leur permettre d’entamer un suivi à plus long terme si nécessaire et renforcer les centres médico-sociaux existants pour les jeunes en études et en formation.

– Renforcer les moyens à disposition des infirmiers et infirmières dans les lycées et les CFA pour mieux répondre aux questions LGBT et à la prévention des violences sexistes et sexuelles ainsi que des troubles psychologiques.

– Construire un pack d’accompagnement pour favoriser l’autonomie et répondre aux besoins de mobilités des jeunes en insertion suivis par les missions locales en fonction de leurs besoins (aide au permis de conduire, prise en charge de l’assurance du véhicule, financement de l’abonnement aux transports en commun…).

Développer l’offre de formation « au cœur des territoires », dans les petites villes et villes moyennes jusqu’au BTS ou à la licence.

Une nouvelle ambition pour les lycées

– Construire un nouveau lycée en sud-Loire pour répondre à la pression démographique et étudier la création d’autres lycées en fonction de l’évolution démographique.

Rénover 100% des lycées aux normes « bâtiment basse consommation » (BBC) en deux mandats avec une priorité à donner aux travaux dans les établissements les plus vétustes.

– Renforcer l’aide à l’orientation dès la seconde pour lutter contre la reproduction sociale et les inégalités, et maintenir un service public de l’orientation accessible à toutes et tous, notamment dans les territoires ruraux.

– Engager 100 % de lycées et CFA dans une démarche de transition écologique avant la fin du prochain mandat.

– Garantir l’accès au Fonds Social Lycéen pour les mineurs non accompagnés (MNA) jusqu’à la fin du cycle secondaire.

Doubler le Fonds Social Lycéen et revoir ses critères d’attribution pour répondre aux difficultés des familles et augmenter la prise en charge des transports et des cantines scolaires à travers une tarification sociale.

– Renforcer l’autonomie des lycées par un accroissement équitable de la dotation annuelle de crédits de fonctionnement des établissements, l’instauration de budgets lycéens participatifs et la hausse des budgets pour les projets éducatifs.

– Financer « 100 projets locaux contre le décrochage scolaire » ouverts largement pour permettre de trouver des réponses locales et concrètes, associés à une politique ambitieuse de raccrochage scolaire.

– Constituer un groupe de travail avec le rectorat pour bâtir un nouveau projet d’Établissement régional d’enseignement adapté (EREA) en Vendée, dont la localisation géographique devra tenir compte en premier lieu des besoins des élèves.